mercredi 30 mars 2016

L’ETAT D’INTERNET AU MAROC

Introduction :

https://drive.google.com/open?id=0BwV4w4IPATBHdlpoTnV0RTM3UjQ
Internet est le réseau informatique mondial accessible au public. C'est un réseau de réseaux, sans centre névralgique, composé de millions de réseaux aussi bien publics que privés, universitaires, commerciaux et gouvernementaux, eux-mêmes regroupés, en 2014, en 47 000 réseaux autonomes. L'information est transmise par internet grâce à un ensemble standardisé de protocoles de transfert de données, qui permet l'élaboration d'applications et de services variés comme le courrier électronique, la messagerie instantanée, le pair-à-pair et le World Wide Web.



INTERNET AU MAROC :

Le monde aujourd’hui, entre dans l’ère de l’information. En effet, on assiste désormais, à l’émergence remarquable de ce qu’on appelle « la Société de l’Information ». « …La mise en place de cette société de communication annonce un monde où l’information représente la ressource de base des économies et des sociétés… Cette évolution fait de plus en plus appel aux technologies de la connaissance et préfigure un monde où le savoir devient une des clés de la compétitivité des entreprises et des économies ».
Compte tenu du fait que la situation économique du Maroc est caractérisée par une prédominance des activités à faible valeur ajoutée et par un niveau de productivité relativement bas, le Maroc doit orienter ses choix vers l’économie du savoir qui constitue un formidable vecteur de développement, susceptible d’orienter ses activités vers les secteurs porteurs à forte valeur ajoutée. « Il n’y a aucun moyen de survivre si on ne met pas à niveau des standards internationaux de qualités , de développement technologiques, d’éducation et de formation. Partant de la nécessité économique d’ouverture et de compétitivité, le pays a commencé une politique d’investissement dans les nouvelles technologies»
Ainsi, pour répondre à ses besoins, le Maroc a fait appel à différents réseaux de communication tels que le réseau européen « EARN » ou le réseau commercial (MCI par exemple) avant d’opter pour Internet qui englobe la plupart des réseaux et supporte tous les types de communication et d’ordinateurs.
Les facteurs de l’introduction d’Internet au Maroc sont multiples et diversifiés ; entre autres, on trouve la nécessité d’avoir des systèmes de télécommunications qui permettraient de participer au marché global, ensuite, l’obligation d’avoir des échanges d’informations à l’intérieur du pays pour être compétitif vis à vis des autres pays, mais aussi en vue de remédier au déséquilibre existant entre les régions du Maroc , notamment entre les zones rurales et les zones urbaines.
La première conférence concernant l’introduction d’Internet au Maroc s’est tenue en 1994 à l’Ecole Mohammedia des Ingénieurs (EMI) à Rabat. Celle-ci a permis aux académiciens marocains de bénéficier d’un seul service : la messagerie électronique.
Le premier nœud Internet, quant à lui, n’a été installé qu’en 1996 par l’Office Nationale des Postes et Télécommunications (ONPT).Ce nœud possède lui-même un serveur donnant toutes les informations sur ses propres services et sur ceux d’Internet. Il permet au public l’accès aux différents services du réseau : E-mail, FTP, Telnet, World Wide Web… Il faut signaler à ce propos que l’infrastructure de télécommunication au Maroc a été sujet d’une modernisation très importante ; en d’autres termes, l’infrastructure était, contrairement aux pays d’Afrique, opérationnelle dès le départ, il suffisait de la moderniser, ce qui avait des répercussions prépondérantes en la faveur de la pénétration d’Internet.
Ainsi, le Maroc est le cent et unième pays connecté à Internet et les adresses web ayant le nom de domaine « .ma » commencent à apparaître. Le premier site privé fut celui de maghrebnet qui est un fournisseur d’accès à Internet. Le site offre des informations multiples sur le Maroc, il est visité par 12.000 internautes par mois.
Dans ce même contexte, i faut noter que depuis le mois de juillet 1996, le Maroc a fait une entrée remarquée dans le cyber-espace mondial. Cette visibilité nouvelle a été favorisée par l’élaboration du site web « Mincom..Ilaycom » du Ministère de la Communication.(jeu de mots en arabe qui veut dire « de vous même , pour vous même »). Enrichi et mis à jour régulièrement, le site « Mincom..Ilaycom », littéralement « de vous même, à vous même », a été conçu et organisé comme une véritable base de données encyclopédique et attrayante richement illustrée et sonorisée. Il est considéré comme un site institutionnel de référence qui permet de visiter d’autres sites sur le Maroc, suivre l’actualité, constater le progrès d’Internet au Maroc et même investir. En outre, il offre la possibilité d’activer un moteur de recherche propre au site.
http://www.4shared.com/music/-Mm4NeRSce/Vocal_001.html

LES RESSOURCES INTERNET AU MAROC :

Le 29 mars 1998, lors de la journée « portes ouvertes» sur l’utilisation du web au profit des journalistes marocains, le Ministre de la Communication M. MESSARI a affirmé que l’exploitation du réseau Internet au Maroc progresse lentement. Cependant, elle n’est plus confinée aux seules villes de Rabat et Casablanca puisque différentes régions du pays peuvent désormais y accéder.
En effet, actuellement on dénombre 40.000 internautes, 500 sites web ayant comme nom de Domaine « .ma » et 73 fournisseurs d’accès à Internet dispersés dans plusieurs villes du Royaume.
Le Domaine Maroc comprend :
·         les Organismes Académiques, d’Education, les Ecoles et Universités sous l’extension « ac.ma »
·         les Organisations Commerciales : « co.ma »
·         les organisations gouvernementales, les Ministères et les Administrations : « gov.ma »
·         les Fournisseurs d’accès, de services et les cybercafés : « net.ma »
·         les organismes à but non lucratif : « org.ma »
·         les organismes de presse : « press.ma »

Toutes les adresses des sites marocains sont répertoriées dans un guide édité en 1998 par le Ministère de la Communication. C’est un outil d’une grande importance pour les professionnels, chercheurs, étudiants et tous les utilisateurs d’Internet. Il est structuré en une vingtaine de chapitres qui constituent autant de secteurs classés par ordre alphabétique : arts, associations, banques, enseignement, fournisseurs d’accès à Internet, hôtels, ministères, moteurs de recherche, partis politiques, presse et médias, etc.
Il existe un autre guide sous forme manuelle, publié dans la même année par M. Said EL OMARI et qui s’intitule « Le Maroc sur Internet ». Dans cet ouvrage de 296 pages, l’utilisateur trouvera quelques notions de base sur l’univers Internet, ses techniques et son jargon. L’auteur a également fourni des conseils sur la navigation, la création d’une page sur le web ainsi que les adresses des serveurs, providers et les différents sites marocains.
Mis à part ces deux éditions marocaines, c’est l’ambassade de France au Maroc qui s’est chargée, depuis l’introduction du premier nœud Internet, de répertorier les ressources du réseau au Maroc. (Voir en annexe la liste des ressources Internet telle que fournie par le Service Culturel, Scientifique et de Coopération de l’ambassade.)

Les fournisseurs d’accès :

Maghreb Net, MTDS, L&L Technologies, Casanet, Azure Net, Acdim, et autres. Les fournisseurs d’accès à Internet au Maroc sont au nombre de 81 implantés notamment à Casablanca et à Rabat.
Le premier prestataire de services Internet à recevoir l’agrément définitif de l’Office National des Postes et Télécommunications (l’ONPT) est le Morocco Trade and Development Services (MTDS) qui, depuis son inauguration en 1993, a servi comme pionnier dans le domaine de la connectivité, initialement comme le premier représentant pour la messagerie électronique sur le continent africain, et dernièrement comme l’un des prestataires principaux des services d’Internet en Afrique du Nord.
Pendant la préparation de l’introduction d’Internet au Maroc, MTDS a aidé l’ONPT à établir des critères opérationnels pour les prestataires de services Internet (PSI), il a initié en janvier 1994 les services de messagerie électronique au Maroc en collaboration avec l’infrastructure des télécommunications à commutation par paquets (X25) Maghripac. En novembre 1995, il s’est joint à l’Office National des Postes et Télécommunications au Deuxième Congrès Annuel de Réseau et Télécom pour l’organisation des démonstrations Internet.
L’opérateur national (l’ONPT) a donné naissance en février 1998 à Ittissalat Al Maghrib. C’est une société anonyme, chargée d’établir et d’exploiter les réseaux publics de télécommunications.
Depuis sa création, IAM n’a pas cessé de développer son réseau de services au profit de sa clientèle en lançant un éventail de nouveaux produits :
·         Insijam : Baptisé « Girafe » en France, ce système permet de maîtriser la gestion commerciale, technique et financière des abonnés.
·         Marnis : le Réseau Marocain à Intégration de Services.
·         Rakkas : C’est un Service de radiomessagerie, il permet de recevoir sur un récepteur de poche « Rakkas », dans la zone de couverture, des messages bips, numériques ou alphanumériques. Rakkas est opérationnel à partir d’un poste téléphonique fixe ou mobile ou à partir d’un micro-ordinateur.
·         Le réseau des réseaux Internet, les services mobiles et la visioconférence.

Les cyberespaces :

La vague numérique n’a pas tardé à déferler sur le Maroc, qui a donné naissance au premier cyberespace en mars 1996, nommé 04 Multimédia à Marrakech quelques mois après l’introduction d’Internet au Maroc.
Actuellement, il existe vingt trois cyberespaces dont 60% sont concentrés sur Rabat et Casablanca. La multiplication de ces lieux publics d’accès tend à favoriser la démocratisation du numérique. Ils offrent parallèlement à la navigation sur le web et la consultation du courrier électronique, un package de services : la formation et l’initiation aux principales applications du net, la conception de pages web, la consultation de CD-Rom de culture, de loisirs et de jeux. En plus de cet avantage majeur, l’abonnement au cyberespace revient sensiblement moins cher que la connexion à domicile. Ajoutons à ceci la qualité des services surtout en matière de rapidité de navigation grâce à la liaison spécialisée de 64 kilobits/seconde.

Les moteurs de recherche:

Le Maroc dispose de quatremoteurs de recherche qui sont : Proxima, Marweb, Koutoubia et Menara. Ce dernier met à la disposition des internautes :
 - l’index des sites web marocains ;
 - l’index des adresses électroniques des marocains dans le monde ;
 - des annonces, ventes, achats, rencontres, opportunités d’affaires, etc
 - les pages jaunes des sociétés marocaines ;
- des offres d’emploi.
Menara a été conçu par Casanet, laquelle est une société de service informatique dans les réseaux de télécommunication et les services Internet. Casanet est la première à avoir réalisé un moteur de recherche marocain : Menara, dont l’index multiservice des marocains a été sélectionné comme la meilleure réalisation du continent africain lors de l’étude d’audience des sites francophones à l’échelon européen par l’Observatoire Européen des Technologies et de Communication (OTEC), qui avait lieu à Genève en septembre 1998.
Depuis, les efforts des marocains dans le domaine Internet vont bon train, créativité et concurrence sont de mise.

Les associations d’Internet :
...



Conclusion :
En somme, au Maroc, bien qu’Internet soit encore à ses débuts, il marque un développement pour le moins remarquable. Les particuliers tout comme les entreprises s’y intéressent de plus en plus. Cela traduit la genèse d’une « culture Internet » au Maroc.

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