Introduction :
Internet est le réseau
informatique mondial accessible au public. C'est un réseau
de réseaux, sans centre névralgique, composé de millions de réseaux aussi bien
publics que privés, universitaires, commerciaux et gouvernementaux, eux-mêmes
regroupés, en 2014, en 47 000 réseaux autonomes. L'information est transmise par
internet grâce à un ensemble
standardisé de protocoles de transfert de données, qui permet
l'élaboration d'applications et de services variés comme le courrier
électronique, la messagerie
instantanée, le pair-à-pair et le World Wide Web.
INTERNET AU MAROC :
Le monde aujourd’hui, entre
dans l’ère de l’information. En effet, on assiste désormais, à l’émergence
remarquable de ce qu’on appelle « la Société de l’Information ». « …La mise en
place de cette société de communication annonce un monde où l’information
représente la ressource de base des économies et des sociétés… Cette évolution
fait de plus en plus appel aux technologies de la connaissance et préfigure un
monde où le savoir devient une des clés de la compétitivité des entreprises et
des économies ».
Compte tenu du fait que la
situation économique du Maroc est caractérisée par une prédominance des
activités à faible valeur ajoutée et par un niveau de productivité relativement
bas, le Maroc doit orienter ses choix vers l’économie du savoir qui constitue
un formidable vecteur de développement, susceptible d’orienter ses activités
vers les secteurs porteurs à forte valeur ajoutée. « Il n’y a aucun moyen de
survivre si on ne met pas à niveau des standards internationaux de qualités ,
de développement technologiques, d’éducation et de formation. Partant de la
nécessité économique d’ouverture et de compétitivité, le pays a commencé une
politique d’investissement dans les nouvelles technologies»
Ainsi, pour répondre à ses
besoins, le Maroc a fait appel à différents réseaux de communication tels que
le réseau européen « EARN » ou le réseau commercial (MCI par exemple) avant
d’opter pour Internet qui englobe la plupart des réseaux et supporte tous les
types de communication et d’ordinateurs.
Les facteurs de l’introduction
d’Internet au Maroc sont multiples et diversifiés ; entre autres, on trouve la
nécessité d’avoir des systèmes de télécommunications qui permettraient de
participer au marché global, ensuite, l’obligation d’avoir des échanges
d’informations à l’intérieur du pays pour être compétitif vis à vis des autres
pays, mais aussi en vue de remédier au déséquilibre existant entre les régions
du Maroc , notamment entre les zones rurales et les zones urbaines.
La première conférence
concernant l’introduction d’Internet au Maroc s’est tenue en 1994 à l’Ecole
Mohammedia des Ingénieurs (EMI) à Rabat. Celle-ci a permis aux académiciens
marocains de bénéficier d’un seul service : la messagerie électronique.
Le premier nœud Internet, quant
à lui, n’a été installé qu’en 1996 par l’Office Nationale des Postes et
Télécommunications (ONPT).Ce nœud possède lui-même un serveur donnant toutes
les informations sur ses propres services et sur ceux d’Internet. Il permet au
public l’accès aux différents services du réseau : E-mail, FTP, Telnet, World
Wide Web… Il faut signaler à ce propos que l’infrastructure de
télécommunication au Maroc a été sujet d’une modernisation très importante ; en
d’autres termes, l’infrastructure était, contrairement aux pays d’Afrique,
opérationnelle dès le départ, il suffisait de la moderniser, ce qui avait des
répercussions prépondérantes en la faveur de la pénétration d’Internet.
Ainsi, le Maroc est le cent et
unième pays connecté à Internet et les adresses web ayant le nom de domaine «
.ma » commencent à apparaître. Le premier site privé fut celui de maghrebnet
qui est un fournisseur d’accès à Internet. Le site offre des informations
multiples sur le Maroc, il est visité par 12.000 internautes par mois.
http://www.4shared.com/music/-Mm4NeRSce/Vocal_001.html
LES RESSOURCES INTERNET AU MAROC :
Le 29 mars 1998, lors de la
journée « portes ouvertes» sur l’utilisation du web au profit des journalistes marocains,
le Ministre de la Communication M. MESSARI a affirmé que l’exploitation du
réseau Internet au Maroc progresse lentement. Cependant, elle n’est plus
confinée aux seules villes de Rabat et Casablanca puisque différentes régions
du pays peuvent désormais y accéder.
En effet, actuellement on
dénombre 40.000 internautes, 500 sites web ayant comme nom de Domaine « .ma »
et 73 fournisseurs d’accès à Internet dispersés dans plusieurs villes du
Royaume.
Le Domaine Maroc comprend :
·
les Organismes Académiques,
d’Education, les Ecoles et Universités sous l’extension « ac.ma »
·
les Organisations Commerciales
: « co.ma »
·
les organisations
gouvernementales, les Ministères et les Administrations : « gov.ma »
·
les Fournisseurs d’accès, de
services et les cybercafés : « net.ma »
·
les organismes à but non
lucratif : « org.ma »
·
les organismes de presse : «
press.ma »
Toutes les adresses des sites
marocains sont répertoriées dans un guide édité en 1998 par le Ministère de la
Communication. C’est un outil d’une grande importance pour les professionnels,
chercheurs, étudiants et tous les utilisateurs d’Internet. Il est structuré en
une vingtaine de chapitres qui constituent autant de secteurs classés par ordre
alphabétique : arts, associations, banques, enseignement, fournisseurs d’accès
à Internet, hôtels, ministères, moteurs de recherche, partis politiques, presse
et médias, etc.
Il existe un autre guide sous
forme manuelle, publié dans la même année par M. Said EL OMARI et qui
s’intitule « Le Maroc sur Internet ». Dans cet ouvrage de 296 pages,
l’utilisateur trouvera quelques notions de base sur l’univers Internet, ses techniques
et son jargon. L’auteur a également fourni des conseils sur la navigation, la
création d’une page sur le web ainsi que les adresses des serveurs, providers
et les différents sites marocains.
Mis à part ces deux éditions
marocaines, c’est l’ambassade de France au Maroc qui s’est chargée, depuis
l’introduction du premier nœud Internet, de répertorier les ressources du
réseau au Maroc. (Voir en annexe la liste des ressources Internet telle que
fournie par le Service Culturel, Scientifique et de Coopération de
l’ambassade.)
Les fournisseurs d’accès :
Maghreb Net, MTDS, L&L
Technologies, Casanet, Azure Net, Acdim, et autres. Les fournisseurs d’accès à
Internet au Maroc sont au nombre de 81 implantés notamment à Casablanca et à
Rabat.
Le premier prestataire de
services Internet à recevoir l’agrément définitif de l’Office National des
Postes et Télécommunications (l’ONPT) est le Morocco Trade and Development
Services (MTDS) qui, depuis son inauguration en 1993, a servi comme pionnier
dans le domaine de la connectivité, initialement comme le premier représentant
pour la messagerie électronique sur le continent africain, et dernièrement
comme l’un des prestataires principaux des services d’Internet en Afrique du
Nord.
Pendant la préparation de
l’introduction d’Internet au Maroc, MTDS a aidé l’ONPT à établir des critères
opérationnels pour les prestataires de services Internet (PSI), il a initié en
janvier 1994 les services de messagerie électronique au Maroc en collaboration
avec l’infrastructure des télécommunications à commutation par paquets (X25)
Maghripac. En novembre 1995, il s’est joint à l’Office National des Postes et
Télécommunications au Deuxième Congrès Annuel de Réseau et Télécom pour
l’organisation des démonstrations Internet.
L’opérateur national (l’ONPT) a
donné naissance en février 1998 à Ittissalat Al Maghrib. C’est une société
anonyme, chargée d’établir et d’exploiter les réseaux publics de
télécommunications.
Depuis sa création, IAM n’a pas
cessé de développer son réseau de services au profit de sa clientèle en lançant
un éventail de nouveaux produits :
·
Insijam : Baptisé « Girafe » en
France, ce système permet de maîtriser la gestion commerciale, technique et
financière des abonnés.
·
Marnis : le Réseau Marocain à
Intégration de Services.
·
Rakkas : C’est un Service de
radiomessagerie, il permet de recevoir sur un récepteur de poche « Rakkas »,
dans la zone de couverture, des messages bips, numériques ou alphanumériques.
Rakkas est opérationnel à partir d’un poste téléphonique fixe ou mobile ou à
partir d’un micro-ordinateur.
·
Le réseau des réseaux Internet,
les services mobiles et la visioconférence.
Les cyberespaces :
La vague numérique n’a pas
tardé à déferler sur le Maroc, qui a donné naissance au premier cyberespace en
mars 1996, nommé 04 Multimédia à Marrakech quelques mois après l’introduction
d’Internet au Maroc.
Actuellement, il existe vingt
trois cyberespaces dont 60% sont concentrés sur Rabat et Casablanca. La
multiplication de ces lieux publics d’accès tend à favoriser la démocratisation
du numérique. Ils offrent parallèlement à la navigation sur le web et la
consultation du courrier électronique, un package de services : la formation et
l’initiation aux principales applications du net, la conception de pages web,
la consultation de CD-Rom de culture, de loisirs et de jeux. En plus de cet
avantage majeur, l’abonnement au cyberespace revient sensiblement moins cher
que la connexion à domicile. Ajoutons à ceci la qualité des services surtout en
matière de rapidité de navigation grâce à la liaison spécialisée de 64
kilobits/seconde.
Les moteurs de recherche:
Le Maroc dispose de
quatremoteurs de recherche qui sont : Proxima, Marweb, Koutoubia et Menara. Ce
dernier met à la disposition des internautes :
- l’index des sites web marocains ;
- l’index des adresses électroniques des
marocains dans le monde ;
- des annonces, ventes, achats, rencontres,
opportunités d’affaires, etc
- les pages jaunes des sociétés marocaines ;
- des offres d’emploi.
Menara a été conçu par Casanet,
laquelle est une société de service informatique dans les réseaux de
télécommunication et les services Internet. Casanet est la première à avoir
réalisé un moteur de recherche marocain : Menara, dont l’index multiservice des
marocains a été sélectionné comme la meilleure réalisation du continent
africain lors de l’étude d’audience des sites francophones à l’échelon européen
par l’Observatoire Européen des Technologies et de Communication (OTEC), qui
avait lieu à Genève en septembre 1998.
Depuis, les efforts des
marocains dans le domaine Internet vont bon train, créativité et concurrence
sont de mise.
Les associations d’Internet :
...
Conclusion :
En somme, au Maroc, bien qu’Internet soit encore à ses débuts, il marque
un développement pour le moins remarquable. Les particuliers tout comme les
entreprises s’y intéressent de plus en plus. Cela traduit la genèse d’une «
culture Internet » au Maroc.
